Présentation générale
La vitamine D3 (cholécalciférol) est une prohormone liposoluble synthétisée dans la peau sous l'action des UV-B solaires et apportée en faibles quantités par l'alimentation (poissons gras, jaune d'œuf). Elle est convertie en calcidiol (25-OH-D3) dans le foie, puis en calcitriol (1,25-OH-D3) dans les reins. Le déficit est très répandu dans les pays tempérés (30 à 80 % de la population), lié au manque d'ensoleillement. En supplémentation, elle maintient des taux suffisants pour soutenir l'immunité, la santé osseuse et le métabolisme.
Mode d'action et effets bénéfiques
Le calcitriol se lie au récepteur VDR présent dans presque tous les tissus, régulant l'expression de plusieurs centaines de gènes. Il augmente l'absorption intestinale du calcium et du phosphore, module la réponse immunitaire innée (activation des macrophages, synthèse de cathelicidine antimicrobienne) et régule l'axe HPA avec un effet documenté sur l'humeur. Des méta-analyses (Martineau et al., 2017) confirment une réduction des infections respiratoires. L'effet sur la DMO est bien documenté chez les sujets déficients, en association avec le calcium.
Niveau de preuve, études et idées reçues
La vitamine D est l'un des compléments les plus étudiés au monde. Mythe : supplémenter en D3 n'est pas bénéfique pour tout le monde — les effets sont robustes chez les sujets déficients (< 20 ng/mL) et nettement plus modestes chez les individus avec des taux déjà suffisants. La forme D3 (cholécalciférol) est environ 1,7 fois plus efficace que la D2 (ergocalciférol) pour élever le 25-OH-D sanguin, ce que de nombreuses formulations ignorent en utilisant encore la D2.