Présentation générale
Le NAD+ (Nicotinamide Adénine Dinucléotide) est une coenzyme essentielle présente dans chaque cellule, impliquée dans le métabolisme énergétique (glycolyse, cycle de Krebs, chaîne respiratoire) et dans la régulation de protéines de longévité cellulaire (sirtuines, PARP). Ses concentrations déclinent avec l'âge et le stress métabolique. Le NAD+ ne pouvant être supplémenté efficacement par voie orale, la supplémentation passe par ses précurseurs : le Nicotinamide Riboside (NR) et le Nicotinamide Mononucléotide (NMN).
Mode d'action et effets bénéfiques
NR et NMN sont convertis en NAD+ via la voie de sauvetage, augmentant les niveaux intracellulaires de 40 à 90 % selon les études. Cette hausse active les sirtuines (SIRT1, SIRT3), impliquées dans la réparation de l'ADN, la biogenèse mitochondriale et la régulation métabolique. Des RCT (Martens et al., 2018 ; Elhassan et al., 2019) confirment que NR élève le NAD+ sanguin et améliore certains marqueurs métaboliques. Les effets cognitifs sont documentés surtout dans des modèles précliniques ; les RCT humains restent insuffisants pour conclure à un effet neurologique cliniquement significatif.
Niveau de preuve, études et idées reçues
La littérature sur NR et NMN est émergente : peu de RCT à long terme, effectifs limités et critères d'évaluation hétérogènes. Les résultats précliniques sur la longévité (modèles murins) sont prometteurs mais non transposés à ce jour chez l'humain avec le même niveau de preuve. Mythe : le NAD+ en forme directe est une alternative aux précurseurs — sa biodisponibilité orale est très faible et son transport intracellulaire limité, rendant NR et NMN nettement supérieurs comme vecteurs de supplémentation.