Présentation généralePrésentation générale
La niacine (vitamine B3) désigne deux formes biologiquement actives : l'acide nicotinique et le nicotinamide (niacinamide). Toutes deux sont précurseurs du NAD+ et du NADP+, coenzymes indispensables à plus de 400 réactions enzymatiques. Apportée par les viandes, les poissons et les légumineuses, elle peut également être synthétisée à partir du tryptophane. En supplémentation, l'acide nicotinique à hautes doses est utilisé pour son effet sur le profil lipidique ; le nicotinamide est préféré pour ses usages nutritionnels sans effet flush.
Mode d'action et effets bénéfiquesMode d'action et effets bénéfiques
Le NAD+ issu de la niacine est central dans la chaîne respiratoire mitochondriale et le cycle de Krebs. L'acide nicotinique à hautes doses (500 mg à 2 g/j) inhibe la lipolyse hépatique et élève significativement le HDL-cholestérol (+15 à +30 %) tout en réduisant les triglycérides et les LDL. Cependant, les méga-essais indépendants (AIM-HIGH 2011 ; HPS2-THRIVE 2014) n'ont pas montré de réduction des événements cardiovasculaires en association avec les statines, remettant en cause la pertinence clinique de l'effet HDL.
Niveau de preuve, études et idées reçuesNiveau de preuve, études et idées reçues
Mythe : élever le HDL avec la niacine ne réduit pas les événements cardiovasculaires — les méga-essais AIM-HIGH (2011) et HPS2-THRIVE (2014) l'ont démontré clairement, invalidant l'hypothèse 'HDL = protection CV' dans ce contexte. Par ailleurs, l'acide nicotinique provoque un flush (rougeur, chaleur cutanée) chez la plupart des utilisateurs à doses thérapeutiques, partiellement atténué par l'aspirine ou les formes à libération prolongée, avec un risque hépatique accru pour ces dernières à long terme.