Présentation générale
La quercétine est l'un des flavonoïdes les plus abondants dans l'alimentation (oignons, pommes, câpres, brocoli, thé). Puissant antioxydant et anti-inflammatoire, elle inhibe plusieurs enzymes pro-inflammatoires et a démontré des propriétés sénolytiques in vitro. Sa principale limitation est sa faible biodisponibilité orale, liée à sa faible solubilité dans l'eau et à son métabolisme intestinal étendu. Des formulations améliorées (phytosome, bromélaïne, nanoemulsion) ont été développées pour contourner cette limite.
Mode d'action et effets bénéfiques
La quercétine inhibe NF-κB et les MAP kinases, réduisant l'expression de cytokines pro-inflammatoires (TNF-α, IL-6, IL-1β). Elle inhibe également COX-2 et la lipooxygénase. En tant que sénolytique, elle potentialise l'effet de la dasatinib en inhibant les voies anti-apoptotiques des cellules sénescentes (protocoles D+Q). Des méta-analyses (Li et al., 2020) montrent une réduction significative des marqueurs inflammatoires circulants dans plusieurs RCT. Ses effets sénolytiques humains restent exploratoires, principalement issus d'essais pilotes de faible taille.
Niveau de preuve, études et idées reçues
Mythe : la quercétine des aliments est insuffisante pour reproduire les effets des études — sa biodisponibilité alimentaire varie de 0 à 50 % selon la matrice et le microbiote, rendant les apports thérapeutiques difficilement atteignables par l'alimentation seule. La co-administration avec la bromélaïne ou le poivre noir (pipérine) améliore significativement l'absorption. Les effets sénolytiques documentés utilisent souvent la combinaison dasatinib + quercétine, dont l'usage reste expérimental et non indiqué hors protocole clinique.