Présentation générale
La protéine de soja est extraite de la graine de soja (Glycine max). Elle est la seule source végétale à profil d'acides aminés complet, bien que sa teneur en méthionine soit limitée et son score DIAAS légèrement inférieur à celui des protéines animales. Sa digestibilité est élevée (PDCAAS ≈ 1,0), ce qui en fait l'alternative végane de référence aux protéines laitières. En supplémentation, elle est utilisée pour soutenir la synthèse protéique musculaire chez les sportifs végétariens et végans, et pour son effet rassasiant documenté en gestion du poids.
Mode d'action et effets bénéfiques
Comme toutes les protéines complètes, la protéine de soja active la MPS via la leucine, bien que sa teneur dans cet acide aminé clé (≈ 7,8 %) soit inférieure à celle de la whey (≈ 11 %). Tang et al. (2009) montrent une réponse anabolique post-exercice légèrement inférieure à la whey en contexte aigu. À plus long terme (12 à 24 semaines), les RCT révèlent des gains d'hypertrophie comparables à apport protéique total équivalent. Son effet satiétogène est attribué à la stimulation de GLP-1 et à la présence de fibres dans les formes concentrat.
Niveau de preuve, études et idées reçues
La littérature confirme l'efficacité de la protéine de soja en musculation, quoique légèrement inférieure à la whey en contexte post-exercice aigu. Mythe : la soja ne perturbe pas les hormones masculines aux doses de supplémentation courantes. Plusieurs méta-analyses, dont Hamilton-Reeves et al. (2010), ne montrent aucun effet significatif sur la testostérone ou les œstrogènes chez l'homme sain — un mythe persistant qui freine inutilement son adoption.