Présentation généralePrésentation générale
La phosphatidylsérine (PS) est un phospholipide structurel concentré à la face interne des membranes cellulaires, particulièrement abondant dans les neurones. Elle est synthétisée en faibles quantités par l'organisme à partir de la phosphatidylcholine. Les produits actuels sont issus du soja ou du tournesol (la PS bovine étant abandonnée pour des raisons sanitaires). Elle joue un rôle central dans la fluidité membranaire neuronale, la signalisation cellulaire et la régulation de l'axe HPA. En supplémentation, elle est utilisée pour soutenir les fonctions cognitives et limiter la réponse au stress physiologique.
Mode d'action et effets bénéfiquesMode d'action et effets bénéfiques
La PS s'intègre dans les membranes neuronales, améliorant leur fluidité et l'efficacité de la transmission synaptique. Elle module l'axe HPA en réduisant la sécrétion de cortisol en réponse au stress physique, un mécanisme documenté dans plusieurs RCT chez des sportifs (Kingsley et al., 2006). Des RCT contrôlés (Benton et al., 2001) montrent également des améliorations de la mémoire, de l'attention et du temps de réaction à des doses de 300 à 800 mg/j, en particulier chez des sujets présentant un déclin cognitif fonctionnel lié au stress chronique.
Niveau de preuve, études et idées reçuesNiveau de preuve, études et idées reçues
Les études les plus solides sur la PS ont été conduites avec de la PS bovine, dont les effets sont extrapolés à la PS de soja ou de tournesol sans toujours de validation directe. Ses effets chez des sujets sains sans stress notable sont plus modestes et moins consistants. Le corpus d'études est de qualité acceptable mais insuffisant pour conclure à une efficacité générale en dehors des contextes de stress cognitif ou physique élevé.