Présentation généralePrésentation générale
Les acides gras oméga-3 à longue chaîne — EPA (acide eicosapentaénoïque) et DHA (acide docosahexaénoïque) — sont des acides gras polyinsaturés essentiels que l'organisme ne peut synthétiser qu'en quantités insuffisantes à partir de l'ALA végétal. Ils doivent être apportés par les poissons gras ou la supplémentation. L'EPA joue un rôle anti-inflammatoire majeur via la compétition avec l'acide arachidonique ; le DHA est un composant structurel essentiel des membranes neuronales et de la rétine. Leur supplémentation vise à corriger le déséquilibre oméga-6/oméga-3 des régimes occidentaux.
Mode d'action et effets bénéfiquesMode d'action et effets bénéfiques
L'EPA entre en compétition avec l'acide arachidonique pour les enzymes COX et LOX, réduisant la production de médiateurs pro-inflammatoires (PGE2, LTB4) et favorisant la synthèse de résolvines anti-inflammatoires. Des méta-analyses (Calder, 2013) confirment une réduction significative des marqueurs inflammatoires (CRP, IL-6) et une amélioration de la récupération musculaire. Le DHA contribue à la fluidité membranaire neuronale et à la neuroprotection. Des méta-analyses récentes (Bhatt et al., 2019) documentent un effet cardioprotecteur significatif, notamment à hautes doses d'EPA.
Niveau de preuve, études et idées reçuesNiveau de preuve, études et idées reçues
Les oméga-3 sont parmi les compléments les mieux documentés, avec plusieurs centaines de RCT. Mythe : la conversion de l'ALA végétal (lin, chia) en EPA et DHA est extrêmement inefficace chez l'humain (< 5-10 %), rendant les sources végétales insuffisantes comme alternative aux oméga-3 marins pour corriger un déficit. Les formes triglycérides naturels (rTG) sont absorbées environ 30 % mieux que les esters éthyliques, en particulier lors d'une prise sans repas gras.