Présentation généralePrésentation générale
La N-Acétylcystéine (NAC) est un dérivé acétylé de la L-cystéine, acide aminé soufré semi-essentiel. Elle est le précurseur direct du glutathion (GSH), le principal antioxydant intracellulaire de l'organisme. Contrairement à la cystéine libre, elle résiste partiellement au premier passage hépatique et pénètre plus efficacement dans les cellules. En supplémentation, elle est utilisée pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, et pour soutenir la récupération après un exercice physique intense.
Mode d'action et effets bénéfiquesMode d'action et effets bénéfiques
Une fois absorbée, la NAC est déacétylée en cystéine, puis utilisée pour la synthèse de GSH via la glutamate-cystéine ligase. L'augmentation du GSH intracellulaire renforce les défenses antioxydantes et réduit le stress oxydatif induit par l'exercice intense. Des RCT (Reid et al., 1994 ; Kerksick & Willoughby, 2005) montrent une réduction des marqueurs de dommages musculaires (CK, MDA) et une amélioration de l'endurance musculaire. Son effet immunitaire passe par la modulation de NF-κB et la réduction des cytokines pro-inflammatoires.
Niveau de preuve, études et idées reçuesNiveau de preuve, études et idées reçues
La NAC dispose d'un usage médical validé (antidote au paracétamol, mucolytique), mais sa littérature sportive est plus hétérogène. Mythe : la NAC ne supprime pas l'adaptation à l'entraînement — une méta-analyse récente (Mason et al., 2020) invalide l'hypothèse selon laquelle les antioxydants exogènes inhibent les adaptations à l'exercice à des doses usuelles. Sa faible biodisponibilité orale (≈ 8-10 %) est en partie compensée par des effets directs sur la muqueuse intestinale avant absorption systémique.