Présentation générale
Le Ginkgo biloba est l'arbre vivant le plus ancien du monde (fossile vivant). Ses feuilles contiennent deux familles de composés bioactifs : les flavonoïdes glycosides (antioxydants) et les terpènes lactones (ginkgolides A, B, C et bilobalide), qui inhibent le PAF (facteur d'activation des plaquettes) et améliorent la microcirculation. L'extrait standardisé EGb 761® est la forme la plus utilisée dans les études cliniques. En supplémentation, il est utilisé pour la circulation cérébrale, la cognition et la protection antioxydante.
Mode d'action et effets bénéfiques
Les ginkgolides inhibent le PAF, réduisant l'agrégation plaquettaire et améliorant la fluidité sanguine dans la microcirculation cérébrale. Le bilobalide exerce des effets neuroprotecteurs en stabilisant les membranes mitochondriales. Des méta-analyses (Tan et al., 2015) confirment une amélioration modeste de la mémoire à court terme et de la vitesse de traitement de l'information. L'effet antioxydant des flavonoïdes protège les neurones du stress oxydatif. Les effets sont plus prononcés dans les études sur le déclin cognitif léger.
Niveau de preuve, études et idées reçues
La littérature sur le ginkgo est hétérogène : les grandes études indépendantes (GEM study, DeKosky et al., 2008) ne confirment pas de réduction du risque de démence, contrairement aux études plus courtes et ciblées. Mythe de sécurité : le ginkgo inhibe le PAF et augmente le risque hémorragique, contre-indiquant son association avec les anticoagulants (warfarine, aspirine), les ISRS et les IMAO — une interaction médicamenteuse sérieuse absente de nombreuses étiquettes grand public.