Présentation générale
L'alpha-kétoglutarate (AKG) est un intermédiaire central du cycle de Krebs, impliqué dans la production d'ATP, dans le métabolisme des acides aminés et dans la régulation de l'épigénome via les déméthylases TET et les histones déméthylases dépendantes du 2-oxoglutarate. Ses niveaux déclinent avec l'âge. Il est également un précurseur du glutamate et du GABA. En supplémentation, il est utilisé en contexte de longévité pour ses effets épigénétiques et en musculation comme précurseur de substrats énergétiques.
Mode d'action et effets bénéfiques
L'AKG est cofacteur des déméthylases TET qui hydroxylent le 5-méthylcytosine, modulant ainsi la méthylation de l'ADN. Il inhibe également ATP synthase, induisant une légère restriction calorique mimétique. Une étude clinique (Demidenko et al., 2021) a montré une réduction significative de l'âge épigénétique (DNAmAge) chez des adultes supplémentés en AKG sur 7 mois. En musculation, des RCT modestes montrent une amélioration de la synthèse protéique et de la récupération, via son rôle de substrat néoglucogénique et son soutien au cycle de Krebs sous effort.
Niveau de preuve, études et idées reçues
L'AKG est une des molécules les plus prometteuses en longevity science mais ses données cliniques humaines sont encore préliminaires — un seul grand essai sur l'âge épigénétique. Les effets sportifs sont peu répliqués. Mythe de nomenclature : l'AKG est parfois confondu avec l'AAKG (L-arginine AKG), une forme d'arginine distincte, ou avec l'ornithine AKG — des composés différents dont les données ne sont pas transposables à l'AKG libre.